Souveraineté féminine VS féministe : pourquoi LUNATERA choisit la voie de la souveraineté
Il y a des mots qui portent en eux une histoire. Féministe en est un. Un mot qui a permis à des femmes de revendiquer des droits, une voix, une liberté, une autonomie. Un mot qui a accompagné des luttes essentielles et qui, historiquement, a contribué à faire évoluer profondément la place des femmes dans nos sociétés. Et pourtant, lorsque je pense à LUNATERA, ce n’est pas le mot féministe qui me vient spontanément. C’est le mot souveraineté. Parce que je ne souhaite pas créer un espace où la femme doit se définir contre l’homme. Je souhaite créer un espace où la femme peut se définir à partir d’elle-même. Et cette nuance est fondamentale.
Féminisme : de quoi parle-t-on réellement?
Le féminisme, dans sa définition générale, est un mouvement qui vise à défendre l’égalité entre les sexes et à lutter contre les discriminations, les inégalités et les rapports de domination qui touchent les femmes. À travers l’histoire, différents courants féministes ont émergé, avec des visions parfois très différentes de la société, des rapports entre les sexes, de la famille, de la sexualité, du travail ou encore des rôles sociaux. Il serait donc réducteur de dire qu’il existe un seul féministe. Il y en a plusieurs. Mais au cœur de la pensée féministe se retrouve généralement une volonté : que les femmes puissent disposer des mêmes droits, de la même liberté et de la même dignité que les hommes. Et cette quête a une immense valeur. LUNATERA ne cherche donc pas à nier le féministe, ni les luttes qui ont permis aux femmes de gagner davantage de liberté. Mais notre vision se situe ailleurs.
L’égalité n’est pas nécessairement l’identité
C’est ici que commence ma réflexion. Je crois profondément à l’égalité de valeur entre les êtres humains. Mais je ne crois pas que l’égalité signifie nécessairement que l’homme et la femme doivent être identiques. Être égaux ne signifie pas être pareils. Nous pouvons avoir la même valeur tout en ayant des expériences, des fonctionnements, des sensibilités et parfois des rôles différents. Et reconnaître ces différences ne devrait pas automatiquement signifier qu’on considère l’un supérieur à l’autre. C’est précisément cette nuance que je souhaite explorer avec LUNATERA. Je ne veux pas effacer le féminin pour qu’il puisse être considéré comme l’égal du masculin. Je veux que le féminin puisse être pleinement féminin, pleinement libre et pleinement souverain.
La souveraineté
Pour moi, la souveraineté féminine commence par une question simple : « Qui suis-je lorsque je cesse de vivre selon ce que l’on attend de moi? » La souveraineté, ce n’est pas être au-dessus. Ce n’est pas dominer. Ce n’est pas devenir indépendante de tout le monde. Et ce n’est certainement pas rejeter le masculin. La souveraineté, c’est reprendre la responsabilité de son territoire intérieur. Mon corps. Mon cycle. Ma sexualité. Mes choix. Ma maternité ou mon absence de maternité. Ma façon d’aimer. Ma façon de travailler. Ma façon de prendre soin. Ma façon d’habiter le monde. C’est pouvoir dire : « Je m’appartiens. » Pas parce que je rejette les autres. Mais parce que je ne m’abandonne plus moi-même pour être acceptée par eux.
- Féminisme : revendiquer sa place.
- Souveraineté : habiter pleinement sa place.
C’est peut-être là que je vois la plus grande différence entre les deux concepts. Le féminisme s’est historiquement construit autour de revendications collectives : obtenir des droits, combattre les discriminations, remettre en question des structures qui limitaient la liberté des femmes. La souveraineté, elle, m’intéresse davantage sur le plan intérieur et incarné. Elle demande : Qu’est-ce que je veux? Qu’est-ce que mon corps me dit? Qu’est-ce qui est juste pour moi? Quelles sont mes limites? Quelles sont mes valeurs? Quelle femme ai-je envie de devenir? La souveraineté ne demande pas seulement à la femme de connaître ses droits. Elle l’invite à se connaître elle-même.
Et si nous avions besoin de réconcilier les polarités?
C’est ici que LUNATERA prend une autre direction. Je ne souhaite pas construire une philosophie basée sur l’opposition entre les sexes. Je ne crois pas que pour élever le féminin, nous devons abaisser le masculin, Je ne crois pas que l’homme soit l’ennemi de la femme ou que la femme doive adopter les codes du masculin pour être forte. Je crois plutôt que nous avons besoin de réconcilier les polarités. Le masculin et le féminin peuvent être différents sans être ennemis. Ils peuvent avoir des qualités différentes indispensable a l'un comme a l'autre. Des fonctions différentes. Des expressions différentes. Et ces différences peuvent devenir complémentaires plutôt que conflictuelles.
Le masculin et le féminin : deux forces à réconcilier
Dans la philosophie de LUNATERA, le masculin et le féminin ne sont pas simplement des catégories biologiques. Ils peuvent aussi représenter des polarités présentes dans chaque être humain. Le féminin peut évoquer : la réceptivité, l’intuition, la créativité, la sensibilité, le mouvement cyclique, la gestation, le soin, la connexion au corps, la capacité à recevoir et à nourrir. Le masculin peut évoquer : la structure, la direction, l’action, la stabilité, la protection, la décision, la concentration, la capacité à soutenir et à contenir. Aucune de ces qualités n’est supérieure à l’autre. Et aucune n’appartient exclusivement à un sexe. Une femme peut être profondément structurée et dans l’action. Un homme peut être profondément intuitif et réceptif. Nous portons tous différentes expressions de ces polarités. L’enjeu n’est donc pas de choisir un camp. C’est de retrouver l’équilibre.
La souveraineté féminine ne signifie pas tout faire seule
C’est une idée qui me semble particulièrement importante. Dans une société qui valorise énormément l’indépendance, il peut être facile de confondre souveraineté et autosuffisance. Mais être souveraine ne signifie pas ne jamais avoir besoin de personne. Une femme souveraine peut demander de l’aide, recevoir, choisir de travailler ou choisir de rester à la maison. Elle peut être mère ou ne pas vouloir d’enfant. Elle peut avoir besoin d’un partenaire ou choisir d’être seule..
La souveraineté réside dans le choix conscient, et non dans une forme particulière de vie.
Et les rôles différents?
C’est probablement l’un des sujets les plus délicats. Je crois que reconnaître que certaines différences peuvent exister entre les hommes et les femmes ne devrait pas automatiquement conduire à une hiérarchie. Un rôle n’est pas nécessairement une prison. Il peut aussi être un choix. Une femme peut trouver profondément épanouissant de porter, donner naissance, allaiter, prendre soin, créer un foyer. Une autre peut trouver son épanouissement dans une carrière, l’entrepreneuriat, la création ou l’exploration. Une autre encore peut vouloir les deux. Et aucune n’est moins « femme » que l’autre. De la même manière, un homme peut vouloir être père au foyer, entrepreneur, protecteur, artiste, soignant ou pilier familial. La souveraineté consiste à pouvoir choisir son rôle plutôt que de le subir. C’est là une distinction essentielle.
Alors, LUNATERA est-elle une entreprise féministe?
Pas au sens où je souhaite définir l’identité de la marque. LUNATERA est avant tout une entreprise de souveraineté féminine. Une entreprise qui souhaite accompagner les femmes dans les différentes traversées de leur vie : leur cycle, leur sexualité, leur fertilité, leur grossesse, leur maternité, leur postpartum, leur ménopause, leurs transformations, leurs passages, leurs recommencements. Je ne veux pas simplement parler de femmes qui revendiquent leur place. Je veux parler de femmes qui habitent leur corps, connaissent leur rythme, comprennent leur santé, honorent leurs transitions et prennent des décisions conscientes pour leur vie.
La femme que j’imagine
C’est celle qui apprend à s’écouter suffisamment pour faire des choix qui lui ressemblent, qui apprend à connaître son cycle plutôt que de le combattre, à écouter son corps plutôt que de constamment le corriger, à comprendre ses hormones plutôt que de les considérer comme un problème, à honorer ses passages plutôt que de les vivre dans la honte. À recevoir autant qu’elle donne, poser ses limites, prendre sa place, reconnaître sa valeur et surtout : à ne plus abandonner son essence pour répondre aux attentes du monde.
Parce qu’au fond, la souveraineté n’est pas une guerre. C’est une réconciliation avec son corps, son histoire, son cycle, ses choix et peut-être même, ultimement, avec les différentes polarités qui vivent en nous.